À propos du mot esclave

Le titre Slave of love, 
un film russe, une sorte d’ironie
a piqué ma curiosité.

Est-ce que le mot esclave
est lié à slave? 

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Dictionnaire de l’Académie française, 9e édition

« XIIe siècle. Emprunté du latin médiéval sclavus, de même sens, autre forme de slavus, « slave », parce que, durant le haut Moyen Âge, de nombreux Slaves furent réduits en esclavage par les Germains et les Byzantins.  »

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Qu’était donc à cette époque le servus romain?

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Réponse sur le Littré.

« Provenç. esclaus. m. ; esclavas. f. ; espagn. esclavo ; portug. escravo ; ital. schiavo ; allem. Sclave ; angl. slave ; de slavus ou sclavus, Slave, nom de peuple, qui fut employé pour désigner un serf après les guerres qu’Othon le Grand et ses successeurs firent aux peuples slaves et dans lesquelles une partie de ces peuples furent emmenés en captivité, distribués aux guerriers de l’empire d’Allemagne et réduits en servitude. Un très grand nombre de Slaves étant devenus serfs, le mot de slave fut employé pour synonyme de serf. Les premiers exemples de l’usage de slavus en cette signification remontent au Xe siècle ; voy. GUÉRARD, Polyptyque d’Irminon, I, 283. »

« Terme de droit romain. Esclaves de la peine, ceux qui étaient condamnés à travailler dans les mines, ou à combattre des animaux féroces pour divertir le peuple. »

« Vous seriez devenu, pour avoir tout dompté, Esclave des grandeurs où vous êtes monté[CorneilleCinna, II, 1] »

« Vil esclave toujours sous le joug du péché, Au démon qu’il redoute il demeure attaché[Boileau, Épît. XI] »

« Être esclave de son devoir, l’accomplir scrupuleusement.Tout cela part d’un cœur toujours maître de soi, D’un héros qui n’est point esclave de sa foi[RacineAndr. IV, 5] »

« Qui est volontairement asservi aux volontés de quelqu’un.

(…)

Les hommes veulent être esclaves quelque part et puiser là de quoi dominer ailleurs[La Bruyèreib.] »

« Fig. Avoir une âme esclave, avoir une âme vile et basse. »

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À propos du mot Paradis

Sur le Littré.

« Terme d’antiquité. Grands parcs chez les anciens Perses ; jardins délicieux.

Un vieux mot, paradis, que l’hébreu, comme toutes les langues de l’Orient, avait emprunté à la Perse, et qui désigna d’abord les parcs des rois achéménides[RenanVie de Jésus, I, 11] »

« Il est certain par le témoignage des livres sacrés, que le paradis terrestre était en Asie, et que l’Asie était un continent habité avant le déluge[BuffonHist. nat. Preuv. théor. terr. Œuvr. t. I, p. 291] »

« Fig. Entendre les joies du paradis, c’est quand on voit ou entend les autres prendre des plaisirs, sans qu’on y ait part. »

« Ancien terme de marine. Nom donné, dans le XVIe et le XVIIe siècle, à une retraite pratiquée dans un port, pour mettre les navires à l’abri des accidents de la mer et du vent. »

 » Terme de théâtre. Amphithéâtre placé au plus haut rang des loges. »

« Pommier de paradis, ou, simplement, paradis, espèce de pommier nain.
Pomme de paradis, ou, simplement, paradis, espèce de pomme rouge
qui se mange en été. »

« Paris est le paradis des femmes, le purgatoire des hommes et l’enfer des chevaux. »

« Quand elle me vit, pour entrée Elle me bailla un soubriz, Et, pour dire vray, sa risée M’estoyt ung petit paradis[CoquillartMonol. de la botte de foin.] »

« Bourg. pairaidi ; prov. paradis ; espagn. paraiso ; ital. paradiso ; du lat. paradisus, de παράδεισος, jardin. Παράδεισος est un mot persan : zend, pairidaeza, enclos, de pairi, entour (le grec περὶ), et daeza, rempart, sanscrit dēha, équivalent au grec τεῖχος. Le paradis des théâtres vient des mystères, qui représentaient le paradis en haut, la terre au-dessous, l’enfer au niveau du sol. »

 

 

Cadres IV

Le poil c’est légal
J’ai tu le droit de pas trouver ça beau?

Idéal emprise Femmes modernes Femmes libres Hommes libres Hommes modernes.

encadrer ses idéaux (3)

Idéal Bullshit fucker
Le cadre est une invention ta prison old school bénédiction liberté! idéal renouvelé! Libère l’idéal de l’emprise de la peur! Câlisse les faux saints au feu crisse le moine aux vidanges.

 

 

À propos du mot Prophète

Sur le Littré

« Chapeau de prophète, chapeau pointu, ainsi dit parce que les devins sont souvent coiffés d’un tel chapeau. »

« Prov. propheta ; espagn. et ital. profeta ; du latin propheta ; grec, προφήτης, de πρὸ, avant, et φάω, je dis (comparez FABLEFATAL). »

Sur le site du CNRTL

« Celui qui est l’interprète des dieux.

(…)

Pour l’historien des religions, le prophète fait partie, avec le roi, le sorcier ou le prêtre, de ceux qui ont reçu le «mana», c’est-à-dire la puissance (…) certains traits de son activité l’apparentent aux devins, aux magiciens, aux derviches, aux chamanes, etc. Encyclop. univ.t.131972, p.646. »

« Celui qui annonce à l’avance un événement par voyance, par intuition. Les grands poëtes, les philosophes, les prophètes sont des êtres qui par le pur et libre exercice de la volonté parviennent à un état où ils sont à la fois cause et effet, sujet et objet, magnétiseur et somnambule (Baudel.,Paradis artif., 1860, p.343).« 

 

À propos du mot Dieu

Sur le Littré

« Picard, guiu, diu, djiu ; bourguig. dei ; franc-comtois, due ; provenç. deus, dieus ; catal. deu ; espagn. dios ; portug. deos ; ital. dio ; du latin deus. Dans le vieux français, deus, dex, diex, au nominatif ; deu, dieu, au régime. »

« Dieu sur tout, locution dont on se sert pour dire que l’avenir est inconnu et qu’il adviendra selon la volonté de Dieu. »

« Dans Dieu vous gard’, gard’ ne devrait pas avoir d’apostrophe, n’étant pas pour garde. Dans l’ancien français le présent du subjonctif se distinguait du présent de l’indicatif en supprimant l’e muet. »

« Dieu vous bénisse, Dieu vous assiste, Dieu vous entende, Dieu vous soit en aide ; façons de parler qu’on emploie (ou plutôt qu’on employait, car cette habitude se perd) quand quelqu’un éternue, et aussi pour adoucir le refus qu’on fait à un pauvre de lui donner l’aumône. »

« Locutions archaïques conservées où Dieu est joint sans préposition au mot qu’il détermine. Le lever-Dieu, le moment de la messe où le prêtre élève l’hostie. »

« E que vous eüssiez merci e pieté De mei qui sui mendis en estrange regné ;
Mais Deu merci jo ai à mun vivre à plenté
[Th. le mart. 77] »

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Deux heures plus tard
je regarde ce qu’est Th. le mart. 77.

Bon…

Pas d’autocensure, hein?