J. Krishnamurti : Freedom from the Known (1969) – Love

Bien humain, cet homme.
Les controverses l’entourant le rendent plus réel,
et donc, pour moi, plus plausible et aimable
que celui qui se présente en messie.

Le messie est aussi un humain.
Le messie ne se sait pas messie
et se sent souvent indigne.

*
Dans le texte et dans des témoignages, j’ai senti, parfois, la tentation
de céder à la mégalomanie, et ensuite celle de s’écraser violemment.

Dans les mots de cet homme, il y a beaucoup d’émotivité et d’extrêmes exprimés.

Les polarités ont-elles été unies durablement?
Appliquait-il ses propres conseils, ou espérait-il y croire
en voyant les autres y placer leur confiance?

*

« When you say you love God what does it mean? It means that you love a projection of your own imagination, a projection of yourself clothed in certain forms of respectability according to what you think is noble and holy; so to say, I love ‘God’, is absolute nonsense. When you worship God you are worshipping yourself – and that is not love. »

« (…)then you will see that sorrow is self-created, sorrow is created by thought, sorrow is the outcome of time.  »

« Sorrow and love cannot go together, but in the Christian world they have idealized suffering, put it on a cross and worshipped it, implying that you can never escape from suffering except through that one particular door, and this is the whole structure of an exploiting religious society.

So when you ask what love is, you may be too frightened to see the answer. »

« But if you still want to find out, you will see that fear is not love, dependence is not love, jealousy is not love, possessiveness and domination are not love, responsibility and duty are not love, self-pity is not love, the agony of not being loved is not love, love is not the opposite of hate any more than humility is the opposite of vanity. So if you can eliminate all these, not by forcing them but by washing them away as the rain washes the dust of many days from a leaf, then perhaps you will come upon this strange flower which man always hungers after. »

« In this torn desert world there is no love because pleasure and desire play the greatest roles, yet without love your daily life has no meaning. And you cannot have love if there is no beauty. Beauty is not something you see – not a beautiful tree, a beautiful picture, a beautiful building or a beautiful woman. There is beauty only when your heart and mind know what love is. Without love and that sense of beauty there is no virtue, and you know very well that, do what you will, improve society, feed the poor, you will only be creating more mischief, for without love there is only ugliness and poverty in your own heart and mind. But when there is love and beauty, whatever you do is right, whatever you do is in order. If you know how to love, then you can do what you like because it will solve all other problems. »

« A mind that is seeking is not a passionate mind and to come upon love without seeking it is the only way to find it – to come upon it unknowingly and not as the result of any effort or experience. Such a love, you will find, is not of time; such a love is both personal and impersonal, is both the one and the many. Like a flower that has perfume you can smell it or pass it by. That flower is for everybody and for the one who takes trouble to breathe it deeply and look at it with delight. Whether one is very near in the garden, or very far away, it is the same to the flower because it is full of that perfume and therefore it is sharing with everybody.

Love is something that is new, fresh, alive. It has no yesterday and no tomorrow. It is beyond the turmoil of thought. It is only the innocent mind which knows what love is, and the innocent mind can live in the world which is not innocent. To find this extraordinary thing which man has sought endlessly through sacrifice, through worship, through relationship, through sex, through every form of pleasure and pain, is only possible when thought comes to understand itself and comes naturally to an end. Then love has no opposite, then love has no conflict. »

Chants d’amour de l’Égypte antique – Présenté par Pascal Vernus : Poèmes de la Soeur à son Frère

Une magnifique traduction de poèmes anciens
par Pascal Vernus.

*

La Soeur chante à son Frère
d’une voix douce, tout de même agitée,
son coeur bondit face à sa beauté.
Comment le retenir?
Impossible. Ne pas y céder,
c’est ne plus ressentir. Se laisser aller,
c’est vivre et aimer.

*

Le cycle du Papyrus Chester Beatty.

« Mon frère émeut mon coeur par sa voix,
Jusqu’à faire qu’une maladie s’empare de moi.
Il se trouve être un voisin de la demeure de ma mère,
(Mais) je ne saurais aller à lui.
Ma mère est bien bonne de me faire ce genre
de recommandation :
« Renonce à le voir! »
(Mais) voilà, mon coeur s’y refuse, et, est-il question de lui,
Que l’amour s’empare de moi.
Voilà, il est comme fou,
Mais moi, je suis comme lui.

(…) »

« Il est prompt à se dérober, mon coeur,
Quand je pense à l’amour que j’ai pour toi.
Il ne me permet pas de marcher comme tout le monde.
Il a sauté hors de sa place.
Il ne me permet pas de prendre ma tunique.
Je ne revêts plus mon châle,
Je ne mets plus de fard à mes yeux.
Je ne me parfume même plus.
« Ne reste pas sans rien faire, et rends-toi à demeure »,
Me dit-il chaque fois que je pense à lui.
Ne fais pas avec moi – mon coeur – l’insensé !
Tu fais le sot pourquoi?
Reste calme. (Car) quand vient à toi le frère,
De nombreuses personnes (font) de même !
Ne fais pas que les gens disent à mon sujet :
« Une femme égarée d’amour !  »
Sois ferme chaque fois que je pense à lui.
Mon coeur, ne te dérobe pas !  »

« (…) (Lui), le jeune homme excellent, sans égal,
Le frère à la personnalité d’exception.
Il a porté le regard vers moi quand je passais.
J’étais seule pour jubiler.
Que mon coeur était réjoui d’allégresse,
Frère, quand je (t’)ai vu !
Ah si ma mère connaissait mon sentiment,
Elle s’y ferait à l’instant !
La Dorée, ah donc, mets cela dans son coeur.
Alors, j’irai vers le frère,
Et je l’embrasserai devant tous ses families.
Je ne me soucierai pas des gens,
Je me réjouirai de ce qu’ils comprennent
Que tu me connais.
Je veux célébrer une fête pour ma déesse.
Mon coeur a sauté jusqu’à se trouver hors position,
Pour faire que j’aperçoive le frère cette nuit.
Que c’est bon, ce qui s’est passé.  »

 

 

La fusion d’étoiles à neutrons observée

Une belle histoire d’amour.

*

L’article complet.

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Un texte d’Alain Labelle pour Radio-Canada.

« Ces étoiles sont des vestiges d’étoiles massives. Une étoile géante meurt en explosant, menant ainsi à la naissance d’une supernova. Ce phénomène extrêmement lumineux ne dure que de quelques jours à quelques semaines.

Une fois l’explosion terminée, il ne reste plus qu’un cœur très dense, composé presque uniquement de neutrons.

Ces étoiles à neutrons sont les étoiles les plus petites et les plus denses connues à ce jour.

Tout comme les étoiles ordinaires dont elles sont issues, certaines évoluent en couple.

Elles orbitent alors entre elles et se rapprochent lentement en perdant de l’énergie sous forme d’ondes gravitationnelles, un phénomène qui finit par s’accélérer jusqu’à la fusion.

Si ce scénario était prédit par les modèles, c’est la première fois qu’il est confirmé par l’observation. »

Les Paraboles: Le semeur

« En ce temps-là,
comme une grande foule se rassemblait,
et que de chaque ville on venait vers Jésus,
il dit dans une parabole :

Le semeur sortit pour semer la semence,
et comme il semait, il en tomba au bord du chemin.

Les passants la piétinèrent,
et les oiseaux du ciel mangèrent tout.

Il en tomba aussi dans les pierres,
elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité.

Il en tomba aussi au milieu des ronces,
et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent.
Il en tomba enfin dans la bonne terre,
elle poussa et elle donna du fruit au centuple.

Disant cela, il éleva la voix :
Celui qui a des oreilles pour entendre,
qu’il entende !

Ses disciples lui demandaient
ce que signifiait cette parabole.

Il leur déclara :
À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu,
mais les autres n’ont que les paraboles.

Ainsi, comme il est écrit :
Ils regardent sans regarder,
ils entendent sans comprendre.

Voici ce que signifie la parabole.
La semence, c’est la parole de Dieu.

Il y a ceux qui sont au bord du chemin :
ceux-là ont entendu ;
puis le diable survient
et il enlève de leur cœur la Parole,
pour les empêcher de croire et d’être sauvés.

Il y a ceux qui sont dans les pierres :
lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ;
mais ils n’ont pas de racines,
ils croient pour un moment
et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent.

Ce qui est tombé dans les ronces,
ce sont les gens qui ont entendu,
mais qui sont étouffés, chemin faisant,
par les soucis, la richesse
et les plaisirs de la vie,
et ne parviennent pas à maturité.

Et ce qui est tombé dans la bonne terre,
ce sont les gens qui ont entendu la Parole
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent
et portent du fruit par leur persévérance. »

(Lc 8, 4-15)

Les Paraboles: 70 fois 7 fois pardon

« Alors Pierre s’approcha de lui, et dit :
Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère,
lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ?

Jésus lui dit :
Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

C’est pourquoi, le royaume des cieux
est semblable à un roi qui voulut faire
rendre compte à ses serviteurs.
 

Quand il se mit à compter,
on lui en amena un qui devait dix mille talents.
 

Comme il n’avait pas de quoi payer,
son maître ordonna qu’il fût vendu,
lui, sa femme, ses enfants,

et tout ce qu’il avait, et que la dette fût acquittée. 

Le serviteur, se jetant à terre,
se prosterna devant lui, et dit :
Seigneur, aie patience envers moi,
et je te paierai tout.
 

Ému de compassion,
le maître de ce serviteur le laissa aller,
et lui remit la dette.
 

Après qu’il fut sorti,
ce serviteur rencontra un de ses compagnons
qui lui devait cent deniers.

Il le saisit et l’étranglait, en disant :
Paie ce que tu me dois. 

Son compagnon, se jetant à terre,
le suppliait, disant :

Aie patience envers moi, et je te paierai. 

Mais l’autre ne voulut pas,
et il alla le jeter en prison,
jusqu’à ce qu’il eût payé ce qu’il devait.
 

Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé,
furent profondément attristés,
et ils allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
 

Alors le maître fit appeler ce serviteur,
et lui dit :

Méchant serviteur,
je t’avais remis en entier ta dette,
parce que tu m’en avais supplié; 

(33) ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon,
comme j’ai eu pitié de toi ?

Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux,
jusqu’à ce qu’il eût payé tout ce qu’il devait.
 

C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera,

si chacun de vous ne pardonne
à son frère de tout son coeur. « 

(Mt 18: 21-35)

Sermon: Saint Léon le Grand sur les Béatitudes

« La pureté du cœur et la paix

C’est à juste titre que la béatitude de voir Dieu est promise à la pureté du cœur. En effet, un regard souillé ne pourra pas voir la splendeur de la vraie lumière ; et ce qui sera la joie des âmes limpides sera le châtiment des âmes boueuses. Il faut donc détourner ses yeux des vanités terrestres qui les obscurcissent et nettoyer notre œil intérieur de toute souillure d’iniquité ; c’est ainsi qu’un regard paisible se rassasiera de l’incomparable vision de Dieu.

Nous avons compris que la béatitude suivante nous enseigne comment mériter cela : Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Cette béatitude, mes bien-aimés, ne vient pas d’une entente banale ou d’une concorde quelconque, mais de celle dont l’Apôtre dit : Soyez en paix avec Dieu. Et le prophète David : Grande est la paix des amis de ta loi ; pour eux, plus d’obstacle.

Même une amitié très étroite, même une parfaite unité d’esprit ne peuvent véritablement prétendre à cette paix, s’il n’y a pas accord avec la volonté de Dieu. On ne peut reconnaître la dignité de cette paix à une communauté de désirs malhonnêtes, à des complicités criminelles ou à des pactes conclus pour le vice. L’amour du monde n’est pas compatible avec l’amour de Dieu, et il ne peut entrer dans la société des fils de Dieu, celui qui ne brise pas avec son origine charnelle. Mais ceux dont l’âme est toujours unie à Dieu ont à cœur de garder l’unité de l’esprit par le lien de la paix ; ils ne s’écartent jamais de la loi éternelle, disant dans une prière pleine de foi : Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Les voilà, les pacifiques ; les voilà, ceux qui sont unanimes dans le bien, qui ont un même cœur dans la sainteté, qui doivent être appelés éternellement fils de Dieu, héritiers avec le Christ. L’amour de Dieu et l’amour du prochain leur obtiendra de ne plus ressentir aucune opposition, de ne craindre aucun scandale ; mais, une fois terminé le combat de toutes les tentations, de se reposer dans la paix infiniment tranquille, la paix de Dieu, par notre Seigneur qui, avec le Père et l’Esprit Saint, vit et règne pour les siècles des siècles. Amen. «