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Journal / vendredi, août 9th, 2019

quand il pleut

quand les choses et le sommeil
se rencontrent.

*

pendant quelques secondes
mon esprit imagine
s’endormir

près de ses pieds.

*

il est émergé de moi
un hybride.

*

j’ai oublié

regardé durement
puis doucement
partout :

vu, tout regardé.

et voilà, entre l’oubli

*

une récolte juste.

ce corps-nature
n’internalise ni mauvais ou bon.

s’il fallait quelque chose
ce serait peut-être ça.

réfléchir
autre chose que tout ça.

*

sans le moindre mouvement
je ressens

ce que je ne sais plus penser.

*

sur l’hybride
mes mains bougent,

elles savent sans connaître.

peut-être essaient-elles
de construire

la Maison dans laquelle
au calme, tout se lie

*

en faisant :
ne rien faire.

*

à l’infini
j’aimerais

re voir ce qui ne se dit pas

*

hors volonté,

l’hybride
devient.

*

je n’ai pas de volonté.

émotions et états
donnent douleurs à cette machine.

lorsque je voulais,
il y avait l’impression

de devoir être en ce monde
tel que celui-ci l’entend.

pour ce faire,
il aurait fallu internaliser
toutes ces reflets-réflexions
externes

qui se tordent trop , illusions ,
avant d’atteindre ma surface.


j’ai renoncé.

*

pour ne plus rien dire
sans jamais ou toujours

il a fallu que je dise oui
que je dise non.

puis

dans le silence
rien se dit.



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