Pensées variées – Processus


Journal / mercredi, novembre 14th, 2018

Je sais de quelle simplicité dont j’ai besoin
j’aime les variations
le danger est vivant
la paix aussi

l’amour pour Verbe
pureté

acceptée

*

Le regard juste. Le silence juste.

*

Entre mes voiles,
du mystère doux.

Cette tendresse, tout autour
qui se diffuse

lumière

j’aime ces veilles

*

Cette ancienne quête de la souffrance aura permis la reconnaissance de ce qui est une souffrance inutile.

Cette âme, juste un peu hors le corps il me semble,
mon esprit la discernait surtout lors de la chute.

En tant que tel, ce processus n’est pas souffrant.

La douleur provient de ce qui tire, aux deux extrémités,
dans ce monde de matière.

La gravité – le retour au sol – et cette force inversée,
agissant sur moi par le Rappel vers la mort.

Alors, les polarités s’opposent, pendant une chute entre les deux,
là ou se trouve ma véritable nature.

Des émotions :
la tristesse ou le soulagement du retour en la réalité,
et la frénésie lorsque tout s’allège
la détente après la contraction.

La contradiction crée des chocs dans le corps,
des douleurs physiques en découlent.

Je n’ai jamais été suicidaire.
Je ne comprends pas la différence entre la vie et la mort,
autrement que par les contraintes et les lois physiques qui en découlent.

Je suis bien hors la matière.

L’athéisme m’est appris, inculqué.

Je ne crois pas en un Dieu-concept.
Ni en un après ou un avant.

La vie ou la mort sont des passages
que l’on peut faire ou non labyrinthes.

J’aime les jardins.

*

Je n’aime pas l’idée d’être pré-définie par les jugements
la notion  « l’Occident »
au sens ou l’autre partie du monde l’entend.

Nous avons eu de différentes
évolutions.

*

Les différences existent, les tabous, les incompréhensions mutuelles. À chacun ses réactions, sa façon d’interagir avec ces flots d’information. Il existe tout de même la possibilité de regarder ceci avec attention et bienveillance, et d’évoluer à travers les rencontres et le temps.

Les affinités existent, et peuvent même côtoyer l’étrange. À chacun sa façon de regarder le monde qui se présente à lui, et d’interagir avec celui auquel il s’impose. À chacun sa façon de concevoir la beauté.

*

Par la danse, et le Don
ressentir le monde.

Regarder, interagir, pratiquer.

Mon corps se dévoue au mouvement, puis à l’immobilité.

Une autre forme de prière s’installe.

L’air se lie à la flamme, tout se lie au vide.

*

L’intimité, nette.
Hors les tabous, À l’intérieur du silence
de la force d’attraction
entre les corps.

L’importance de se savoir.

*

Testaments :
un geste d’amour vivant

*

*

L’instant sans douleur, je ne le connais pas. Cette méthode personnelle, en constant perfectionnement, offre des résultats. La surefficacité mène trop rapidement à la perte. J’accepte les solutions radicales, si les résultats les valent. Je ne veux pas des idéaux et des espoirs les précédant. Les risques existent. Il faut savoir sauter.

*

L’odeur, comme la couleur
sens pour l’art et la beauté.

Sous l’odeur, sa densité

ses absences, ses changements de tons
les agencements.

Ses constructions,
configurations.

L’odeur, une autre géométrie
déposée, juste là
dans l’air.

 

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