Pensées variées (12)


Journal / samedi, avril 21st, 2018

Pour comprendre le dictateur
tenter de voir en lui le révolutionnaire.

*

Laisser les choses venir, se dessiner, participer par le regard plus que par l’action.

Une toile, sans énigme ou intrigue.

L’éternité à laquelle participe l’oeil plutôt que la main.
Accepter cette puissance. Accepter qu’elle ait sa place.

Non pas comme un droit, mais comme un fait.

*

Être honteuse face à lui serait simplement intolérable.

Quelques secondes à peine fait dévier
la direction, déroute l’esprit.

Le vide créé en moi, lorsque je me fonds à la peur
anéantit toute forme de vie. Plus rien d’autre n’existe.

Si j’accepte ce que je vois comme une vérité,
la folie recouvre le vide.

*

Mon corps n’accepte plus ces déroutes. Il n’a pas oublié.

*

Au fond, tout au fond, une flamme vibrante

le soleil derrière le rocher sombre.

*

Quand ce canal de douleur s’est enflammé,
spontanément, j’ai prononcé : arrêtez de vous battre.

*

La foi, peut-être est-ce de n’accorder aucune pensée dirigée
aux possibilités présentées au regard.

En accepter durablement une, c’est créer en soi et dehors
une croyance. Névrose et psychose jointes.

*

Une révolution pourrait-elle être constitutionnelle?

L’autodétermination, en tant que droit?

Devenir mature face à l’autorité
pour un pays, est-ce donc de refuser la loi en place
lorsqu’elle se fait trop opprimante?

Comment devenir soi dans un contexte de tutelle?

*

J’aimerais vivre avant de mourir.

Libre.

*

Toucher par les autres sens.

Être touchée.

L’inespéré.

*

Je n’ai pas le figement des morts.

Je suis mouvement.

 

 

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