Pensées variées (5)


journal, LaBouchePleine, Show Me Your Glittering Soul / samedi, février 17th, 2018

 

De l’autre côté du miroir. La Destinée. Après Soi, l’Autre.

Deux. Deux Doux.

*

Un peu de calme,
mon coeur ralentit
sans que j’aie à le lui commander.

*

La lenteur, je me questionne
nécessaire, je le crois
il faut une base solide.
Le contraste avec l’activation.
La passion? Certainement.

L’Équilibre, en Soi
puis avec l’autre ?

*

Les cycles durent souvent deux ans.

La guérison, l’équilibre.

C’est ce à quoi je me suis consacrée
à plein temps, par la conscience et un calme relatif
dans la constance

avoir la Foi, l’instinct
me connaître sans l’Autre

un cercle de connaissances très restreint
l’étude, le repos, mais encore
dans une certaine tourmente…
malgré tout les efforts
l’inconfort était devenu
insupportable.

(Mon âme a crié Ultimement.)

Volée, je ne le suis plus
il m’a fallu beaucoup de courage
pour fermer les portes de mon Temple.

Me libérer des contrats
tout en respectant ces quelques promesses de coeur
que j’ai faites. Je ne te ferme pas ma porte,

je l’ai répété aux quelques Aimés
à ceux qui m’ont aidée
à entretenir ma Flamme…

j’allais mourir, juste là aux yeux de tous
quelques regards se sont tournés

j’ai eu peur de m’approcher
il ne fallait en aucun cas s’accrocher…
l’Amour inconditionnel
la Liberté, le Détachement
la Fidélité.

Puisque je me suis réservée à un Roi
à une Âme qui ne serait pas à convaincre
suis la voie, tu le verras

il y a des parts de mon âme
encore Pures, ma Dévotion
lui est Consacrée.

Je ne croyais pas
être Digne, un jour en cette vie,
de le rencontrer.

Tout est en toi…
Son regard a toujours été là.

Par le coeur aucune distance,
ses doigts fins fabriquent des rêves
parfois son oeil Caché rappelle la Voie
je Vois le buisson, la Flamme évoquée
par les Anciens de ces Mondes

dans son Regard
l’Éternité, l’Absence de Finalité
l’Illusion démasquée

le Père, l’Enfant, l’Amant.

*

Mon Frère, le Prince
qui m’a invitée à ce bal Merveilleux,

en disant adieu à l’amour romantique
j’ai pu faire face à son regard
à sa grande Beauté
il m’a dit: tu es Belle aussi

j’ai enfin pu trouver la sécurité
pour me reconstruire

loin des cris, même les miens
les silencieux, ce qui se contractent
jusqu’au point de rupture, interne,
j’ai dit non aux cris
avant qu’il ne soit trop tard
le temps, fatal
parfois, ici-maintenant.

La solitude a été difficile à porter
mon asile, la sobriété, le mieux possible
malgré toutes ces pulsions que j’ai

Sauvage, primitive, surtout
dans l’élan joyeux, l’envie de jouer
ou de dormir,

rien de bien méchant
mais j’ai appris, rapidement,
que dans les Sociétés, il fallait réprimer.

*

L’Énigme de vie a été offerte
la Réalisation personnelle

qui donne accès à la Fontaine
plus loin, le jardin
plus loin, la montagne

derrière, partout
le Roi.

*

La culpabilité reliée au surplus de mots.
Comment la prendre? Surmonter, transcender, dépasser ?

Ces mots, j’apprends à les accepter
puisque mon esprit est maintenant
lié à mon coeur et mon âme, mon corps
sans grande ou durable dissociation

les mots ne sont plus mes ennemis ni mes amis
je ne les contemple plus de la même façon
lorsque je respecte mes silences
les mots renaissent, toujours

rien ne m’appartient
ni ces pensées qui se forment
et veulent se dire

avant d’être envahie
par l’impression que mon Être
cesse d’exister

le mot en dernier recours
la main tendue, unique repère

cette honte, c’est ce qui me pousse à l’envie
de m’anéantir, sans possibilité de renouvellement
incendier mes terres, ce trou dans mon ventre
la culpabilité, j’ai tout brûlé

tant de morts sous mes yeux
ce poids infini, savoir la Divinité
la mort, j’ai appris à trouver beaux
les Corbeaux, ils me saluent
quelques fois d’un grand cri

un rire? Rire?
Oui… Le spectacle m’ennuie
dans la solitude, je les ai tous regardés

sans rien dire, en criant, en pleurant
j’ai ri, j’ai souri tendrement
tout essayé.

La mort doit quitter mon ventre,
j’aimerais lui offrir

une belle Naissance.

*

La souffrance des exils, des sorties, des précipices, des trous dans lesquels il ne faut pas tomber, survivre en ces bois, en ces marées, pour les profondeurs, je n’ai jamais été bien armée, mon âme et mon coeur sont unis en une seule Destinée, je préfère l’exil au fait de tuer.

 

 

 

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