Pensées variées (4)

(Plusieurs jours passés, déjà. Tout change, tout se dépasse.)

*

Les combinaisons habituelles ne fonctionnent plus. Il faut toujour une marque d’adaptation.

Douceur, tendresse, compassion.

La possibilité de nommer l’importance.

*

Il y a toujours, en moi, ce tabou de l’inceste.

Partout, avec tout ce monde. En moi aussi, donc.

Les causes sont nombreuses, variées, les raisons concrètes ne changent pas grand-chose à ma façon de faire. J’aimerais trouver ce nouveau mode de pensée qui me permettrait une sorte de pluralité que je ne connais pas.

Trace des massacres, d’une monogamie puis d’un narcissisme imposés.

*

Ces destins, des pertes, des fins.

Apprendre à mieux cerner ces fausses fatalités, et briser les contrats en s’autorisant la transparence, dès les Commencements.

La confiance en cet amour inconditionnel.

Il prend certes racine en soi, mais s’extériorise, fait des miracles.

Acceptons-les, humains, ces miracles, pour lesquels nous avons tant prié.

*

Les destins.

J’ai toujours rêvé d’en embrasser plusieurs.

La liberté, c’est la connexion de tous les possibles
les parcourir, un à la fois, tous en même temps…

Prendre le temps de le faire, sans se compromettre
sans avoir à convaincre du choix

suivre ce coeur
j’ai toujours su comme tout est en moi
j’ai suivi tous les chemins qui m’ont plu

en moi, puisque le monde extérieur
ne le permettait pas.

Maintenant, cette liberté
que je me suis offerte, acharnée
à chercher dans la moindre expérience
la souffrance qui m’extirperait pour de bon
des circonstances absurdes

de la vie telle
qu’on la connaît
ici,

cette liberté me permet
de parcourir le monde, sans aucun mouvement apparent.

*

Toutes ces heures passées à découvrir les peintres, surtout, ça a confirmé ce besoin de vivre sauvagement. Une forêt personnelle, un monde riche, coloré.

Besoin.

*

Je me rappelle les mots de So, de sa forêt… J’aurais aimé lui construire un nid, des pierres d’abord, quelque chose de chaud à l’intérieur. Travailler pour elle, la motivation qui naît, lorsque je m’imagine son confort possible.

*

Une si belle famille…

*

Permettre au fantôme de prendre place dans un corps, complètement…

Je le vois, un être vibrant, quelque part, qui s’agite les mains sur un piano.

Est-ce que ces êtres sont à assembler ? Rassembler ?

Doucement, dans tous les cas, doucement…

*

Je comprends mieux ce à quoi il m’a préparée.

Son exemple, une douceur que je me connaissais
mais profondément enfouie.

J’ai souvent été dure.

Lui, malgré sa force que je voyais avec évidence
son endurance, sa capacité à continuer d’avancer
malgré toutes les flagellations imposées

j’avais tout de même l’impression
qu’il était plus fragile, plus sensible…

comme une part d’innocence
toujours là.

Il s’est sans doute dit la même chose.

*

Ça fait partie de ce que j’aimerais transmettre…

Regardez, j’ai vu, il existe des gens
pour aimer tendrement.

*

Je sais que personne n’est l’autre. Et si je ne suis pas eux, je sais qu’il y en a d’autres. Je sais, puisque je le vis, la pluralité en simultané avec les distictions. Aimer librement, tel était mon voeu.

*

Il m’a libérée de lui. Telle était son emprise. Je le dis maintenant sans colère. Son emprise silencieuse. Le coup de couteau, j’ai tout nommé déjà, et je comprends mieux pourquoi.

Sa culpabilité, son emprise. Aucune façon de la rassurer.
Il a préféré éviter.

J’aimerais pouvoir lui dire :

Tu es libre. J’ai rencontré quelqu’un
qui ne m’aime pas qu’à moitié
et que j’aime de même.

*

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