Pensées variées (2)


Journal, LaBouchePleine, Show Me Your Glittering Soul / mercredi, janvier 31st, 2018

Pleine lune.

*

Des morceaux qui s’assemblent.

*

L’autre, oui, je le sais. Je suis maintenant certaine de ma voie, et je ne marcherai plus avec cette honte de ne pouvoir simplifier la pensée par : tout est en moi. Ce raccourci m’abîme le coeur et amenuise mon esprit. La vie est ici, maintenant, dans le contact. L’air sur la peau, dans les poumons. Humain, connais l’humilité par le souffle en toi. Aucune preuve n’est suffisante ? Il existe pourtant l’amour qui naît dans la nature, les sentiments dans la matière. L’assemblage parfait, dans lequel nous n’avons rien de plus à faire que vivre.

*

Le coeur Amoureux, enflammé.

Ne pas mourir trop vite, trop tôt
vivre avant d’être consumée.

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Si je tente de mettre en ordre.

*

La révolte, la discipline. L’alternance.

Code moral personnel à mettre en place.
Le sérieux de la chose.

Apprendre par l’exemple. Le contre-exemple.
L’autre. Aimer, regarder. Ne jamais s’emparer.
Rien n’appartient à rien.
Le tout.

*

Ce qu’ils ont pris.

*

Approcher, doucement, pour mieux capturer ? Je ne peux être une proie. Je me soumets volontiers. Affirmant : ose me prendre, je me donne à toi. Les masques n’en tombent pourtant pas nécessairement, et certains persistent à vouloir m’attraper. Je suis couchée là, fatiguée. Je ne suis pas faible, j’ai abdiqué. Jamais demandé la séduction, le mensonge ou la création. Ce n’est pas que j’ai fait confiance, c’est que j’ai choisi de ne rien croire.

La foi est un épanouissement, plus qu’une ligne directrice. L’A-amour, est-ce possible qu’il puisse tout envelopper ? Sécher ces larmes, redonner de l’aplomb ? Ne rien croire, c’est donner la chance à tout ce qui est de se déployer.

*

Les grands chasseurs, puissants et dorés, insurmontables.
Il n’y a que Durga pour pouvoir faire un avec eux.

Les douces, fortes et délicates, reines de la nuit
Diane et ses forêts, la lune lui sourit.

*

La neige dehors n’est plus qu’une ligne de glace.

La lune, hier, rendait possible ces éclats
pétillements jusqu’aux fenêtres.

Levée de mon lit, saluant l’insomnie,
mon nez s’est collé sur la vitre.

Quelle brillance, le ciel clair
dans le froid, natures mortes
sur natures mortes

pourtant se dessinait par elles
la vie.

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