Sur ce documentaire, sur cet amour

5-6 décembre 2017.

Je fais un saut. Dans l’espoir de reconnecter à moi-même, sans honte.

*

Il existe ce tabou. La confusion qui vient du pourquoi?, une de ces questions que je n’ose pas souvent me poser.

Était-ce une revendication?

*

Ça crée des rêves, des inspirations, des sensations.

pour minimiser mes ressentis, et me détacher convenablement, j’ai peu aimé cet artiste, l’année dernière. Une muse importante que j’ai choisi de regarder de loin. De temps en temps, je voyage en une énergie, j’expérimente la vibration de cet amour intense que je ressens quand je connecte à l’art de cet homme. Une compassion naturellement infinie, et une prise de distance respectueuse. Je me permets peu de le contempler, je n’ose plus le faire. Je n’ai jamais été capable de le faire durablement et sainement. Tout remonte. Depuis la première fois.

*

Un tabou. La comparaison. Je ne comprends pas l’utilisation. S’est-il fait objet? Est-il un outil? Je n’ai jamais voulu l’utiliser. j’ai coupé, pour ne pas ressentir la culpabilité, j’ai été drastique pour ne pas ressentir l’emprise. Minimiser l’interaction entre mes pensées, le concernant. Je choisis de ne pas alimenter les discussions internes. Le questionnement me semble nuisible. À quoi? Pour quoi faire? Ça servirait à quoi? Je n’ai plus envie de ces procès, de ces collaborations, de ces preuves et de ces soi-disant vérités. Vivre, vivre, hors des questionnements, vivre, il faut vivre.

*

Voilà, j’ai terminé ce documentaire.

Évidemment, j’ai rêvé à eux, à lui et à Nick C.

*

Il est le premier que j’aie regardé.
La peur, celle qui vient avec une aussi grande rencontre,
aura marqué l’importance.
C’était comme rencontrer Jésus,
vivant, ici-maintenant,

le chaos en personne
le calme apparent,
la retenue, l’intelligence,

la douceur de la voix,
la longueur du corps.

Les mains qui rappellent
que tout ceci appartient à un homme.

*

Je me demande s’il s’est trouvé.

Lui en tant que lui,
hors les comparaisons.

Hors nos interprétations.

Je n’ai fait que souligner la Beauté
le mystère entourant tout ce qu’il disait
le rendre incomplet

ma vision n’était pas définie
elle était claire, oui, elle ne choisissait
que momentanément
des couleurs, des formes parfois,
des personnages

mais toujours, une forme autre,
la sienne, que je ne pouvais voir
puisqu’elle était encore invisible

un ressenti s’en dégageait toutefois
à travers cette intemporalité
quelque chose de pur
de luminescent

sa propre source
plus facile à piller qu’il ne le semble

inqualifiable, intime vision
ce que j’ai appelé
divinité.

*

Ce passage sur la Muse était très intéressant.
Je m’y suis reconnue.

Je lui ressemble aussi.

L’esprit. Les cheveux.

Ceci est plus facile à assumer
hors moi. Regarder
constater, c’est déjà une tâche
difficile à relever

sans paniquer.

*

J’ai réussi quand il était là.

J’ai retrouvé le chemin rapidement
je l’explore doucement.

Chaque chose en son temps,
tout doucement.

*

J’avais complètement oublié
Christina the astonishing.

Elle s’est mise à jouer
pas longtemps après
les images dans ce carnet
les religieuses, la femme qui urine,
l’homme qui regarde par la fenêtre,
une sainte à la plume
juste à côté, des femmes qui se caressent
avec le même léger objet.

*

La façon de placer les lèvres, les mains. La forme des oreilles.

La tristesse du regard, le voile sur le bleu.

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