2 réponses à « Nostalghia (1983) – A. Tarkovski »

  1. Ces photos retransmettent bien l’atmosphère de Nostalghia, et ce que ressentait Tarkovski à l’époque où il l’a réalisé. Les images sont toujours plongées dans un gris ambiant, jamais l’Italie n’a semblé aussi morne et triste, et on sent toute la détresse du réalisateur derrière, lequel s’incarne lui-même dans la peau d’Oleg Yankovski ici.

  2. Le gris, oui, le morne… Mais la flamme! La flamme de vie, la lumière! La détresse, peut-être, mais celle qui donne envie de voir au-delà, de la prendre cette flamme, sans l’éteindre… Il veut vivre, même à deux doigts de la mort, il sait la vie à travers tout ce gris… Catherine de Sienne, souvent évoquée dans le film, ce personnage invisible qui montre l’envers de la médaille. L’emportement, sa parole, sa passion pour Jésus, sa passion de sang, de vie… Le contraste avec les paysages de sa Russie, qu’il nous montre en poèmes imagés, comme pour qu’on puisse voir la beauté, dans tout ce gris… Les couleurs de l’Italie, sa flamboyance, ne lui redonneront jamais ce sentiment d’être à la maison, au personnage. C’est là ou je le vois, le gris. Dans tout ce qu’il a perdu, qu’il regrette.

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