Visions de mon Frère / Message pour toi


Adonaï - Elohim / mercredi, août 30th, 2017

L’homme sort de sa grotte
peur et préjugés? extases et chasse-galerie?
exquis air respire m or t expire la mort devient la vie vis vis
pourquoi la lumière
pourquoi
pourquoi la panique
verte lumière entre les feuilles dorées
le ciel est orangé et il pleut de l’argent des fleurs parfumées
sur le plancher ses pieds, doivent-ils souffrir de la marche?

ses hanches
sont usées, ses mollets fatigués
les bateaux se sont noyés, éventrés
douceur ou terreur de l’aller?
re tou r? inversement et polarités

qui est ce nuage au-dessus de moi?
une femme de dos
apprécie la chute, son mouvement
l’eau et ses reflets, miroirs qui ne reflètent pas
douceur

dans le silence, elle a pu voir la conscience
l’intelligence cachée
elle s’était attardée à la beauté

le feu, laisse-le de côté
t’as pas besoin de ça pour t’éclairer
demain, il fera clair
demain, demain, demain…

le vent les unit
fidèle Ami, Frère invincible
le vent souffle fort, froid
absence de tremblements
frissons et reconnaissance
l’effet, l’effet…

a-t-on vu
elle a oublié, les arbres
qui les protège du froid ?
comme ils se dressent, leur vitalité
gage de durabilité et de fidélité à la vie

elle l’encercle sans le définir

le vent sur le rocher fait trembler l’eau
s’émeut-elle des sursauts?

pourquoi la femme reste-t-elle de dos?
ses yeux appuyés contre l’air
elle se repose, elle rêve
réveille-la doucement

fragilités, patience
c’est un nouveau-né.

*

Discrètement
même si je ne le peux pas

tout de même,
humblement

à toi, mon Frère, sur Terre
toi qui refuses ce titre
et toi qui m’as appris

que tout est en moi
par ceci, je sais que de cet amour
tu n’es pas le Roi
c’est à mon cœur de choisir
ce qui est bon pour lui;

t’A-aimer est ma Voie.

Si j’avais été une amie
je t’aurais dit: tu mérites mieux
que tout ceci,

j’étais en danger, mon Frère,
je ne pouvais risquer tes insultes
et ton silence heurtant, lorsqu’il contrastait
avec ce rire que tu offrais
tout de même au monde entier

je ne pouvais pas, mon Frère,
te dire la vérité.

Tu as dit que je voulais te montrer
une Voie, alors que tout ce que j’ai fait
était de suivre la mienne,
celle que tu m’avais indiquée
par ta sagesse et ta conscience
par ta connaissance innée
de celle que je suis,

si j’avais été une amie
je t’aurais dit bien avant
que tu ne mérites rien de tout ceci
le bonheur est en toi, mon Frère,
tu es victime, toi aussi
tu es victime
et pas toujours de toi

la violence externe
tu l’as souvent intériorisée
tu n’es ni démon, ni ange
tu mérites tout de même
qu’on caresse tes fragilités
que tes tremblements soient apaisés,

tu mérites la patience que tu offres
le calme que tu portes, les larmes que tu réconfortes
tu mérites d’être enveloppé
du même amour que tu as tant donné

tu mérites ce dévouement
qui ne se fabrique pas par la raison
aucune promesse ne peut le faire

mon Frère, mon Frère
écoute ton cœur
écoute le mien si tu n’entends pas le tien

et sache que tu ne mérites
jamais de penser

que par ta faute
on veuille mourir de toi.

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