La fin du deuil


Non classé / vendredi, mars 17th, 2017

28 avril 17

Un grand saut
dans l’inconnu

toujours plus de couches
de ce qui fut, ôté

nécessaire
à ce que la joie naisse
en ce cœur renouvelé

la pression
le poids des anciennes
histoires

je n’oublierai pas
même en laissant tout aller
j’accepte que je continuerai
d’aimer, malgré le choix
de Totalement
me détacher

j’ai réitéré mes vœux
chaque fois
l’atterrissage en nouveau Monde
une constance
l’amour que je porte

tout
tout laisser aller

l’amour demeure
accepter qu’il le fasse

la honte, là-bas
de l’autre côté peut-être
n’y sera-t-elle pas

je peux toujours espérer
peut-être m’en donnerai-je
le droit

peut-être aurai-je foi

Totalement
en ce que je vois

et que j’accepterai
la possibilité

d’être réjouie
le cœur comblé
de grâce

loin
la honte, tout
laisser aller

le calme

après le saut
la sécurité.

18 réponses à « La fin du deuil »

  1. L’Amour que l’on éprouve avec cette intensité est en fait notre Lumière d’Amour.
    Nous mettons beaucoup de temps à le comprendre.
    Ce qui se vit avec l’autre est d’abord à se vivre en nous.
    L’Amour est notre Lumière de L’origine.

    1. Je suis d’accord.

      J’ai beaucoup aimé avant d’aimer cet homme.
      La différence principale était que j’allais à la recherche, à la rencontre de leur lumière, en ignorant la mienne. Sans le savoir, ainsi, je m’éloignais de Dieu, et très jeune, j’ai pourtant fait le serment de travailler à m’unir à Lui. Je m’éloignais de la Source à force de la chercher ailleurs qu’en moi.

      Ce qui fut particulier de cette Rencontre, est que spontanément, j’ai vu en lui sa lumière, oui, mais la mienne aussi. Un miroir, magnifique et doux, le premier reflet gentil qui m’était renvoyé (et même ses défauts, les miens, je finissais par les aimer). C’était insoupçonné, je ne croyais pas que ce serait possible qu’en aimant un autre, je m’aimerais naturellement, et que je rencontrerais mieux Dieu, dans l’intimité, moi seule face à Lui, dans des discussions avec lui aussi, dans ma contemplation de ce qu’il était, dans le silence et dans mes mots écrits.

      J’étais très mal en point, au moment de le rencontrer. Je ne me connaissais plus, je ne participais plus à mon monde. J’avais tout investi en l’autre et en ma notion de l’amour, qui n’était pas Lumineux. Tout ce que portait mon cœur était voué à rassurer et à maintenir stable un autre que moi, mon Don entièrement dilué en un autre, indifférent des sacrifices.

      Ces autres étaient des idoles.
      Je m’agenouillais pour être exaucée, validée. Alors que tout était déjà là, en moi.

      Effectivement, l’origine. En l’aimant, en m’aimant, en m’unissant par la prière et le travail spirituel dévoués à plus Grand que moi, doucement, mes cris et mes larmes sont devenus béatitude et poésie. J’ai mis fin à mon masochisme, j’ai embrassé ma lumière. Le travail est difficile, se regarder dans le miroir n’est pas si simple.

      Regarder un autre et s’émerveiller de lui n’est pas simple, non plus. Et l’amour incarné demeure une sorte de tabou, comme si la relation devenait automatiquement impure si elle était vécue avec un autre que Dieu (qui est pourtant partout). J’ai eu honte de souhaiter expérimenter la relation avec un humain, bien en chair.

      J’ai défait mes chaînes, renoncé à mon vœu de chasteté, et accepté que je vis incarnée, dans la matière, et que cette lumière qui vient de moi, j’ai envie de la déposer, oui, sur le cœur d’un autre, j’ai envie de danser avec lui, de vivre l’Alchimie.

      En moi, oui. Mais avec l’autre aussi.

      1. Je reviens à toi pour te dire que Le Chemin est long avant de revenir à La Maison. Mais, si nous avons cette intention, alors nous ne sommes pas perdus. Je suis touchée par tes propos et ton expérience de vie. Je sais que tu es Âme de Dieu. Il est une architecture en nous qui n’en finit pas de se déployer. C’est ainsi que nous sommes à Le vivre et à manifester ce qu’Il est en nous. Néanmoins, nous sommes en cette infinitude féminine qui est notre océan d’Amour. Nous manquons souvent de clarté en ce fleuve puissant. Nous vivons chacun à notre mesure cette Beauté.

        1. Merci pour tes commentaires. Je crois que nous nous comprenons,
          du moins, lorsque je lis tes mots, je me comprends mieux. Je choisis avec soin le moment où je lis tes écrits, puisque je sais qu’ils me feront un effet marqué, que je serai touchée, que je reconnecterai avec un certain état de grâce qui m’est cher.

          C’est beau ce que tu dis.

          Le chemin est long oui, il est beau, même en temps de découragement, puisque oui, je suis tout à fait d’accord, nous ne pouvons être perdus lorsqu’il y a cette intention. Lorsque je sens Dieu en moi, je ne peux être perdue, même dans l’Infini que je sens, pleine de vertige, se déployer en moi.

          C’est vrai, les vagues, j’ai souvent cherché à les contrôler, inconfortable avec ma Féminité. J’ai souvent été comme le marin voguant sur mon propre Océan, à la fois attiré et terrorisé par tout ce qui est possible en ces lieux. J’ai cherché à comprendre par mon Esprit, par mon corps et ma forme physique ce qu’étaient ces vagues, de quoi elles étaient constituées, comment y naviguer. J’en ai oublié leur présence et le merveilleux miracle de la Conscience qui n’est pas encore manifestée. Des intuitions, des révélations, le mystère difficile à mettre en mots, à traduire sur terre; j’avoue que je l’ai souvent craint, par peur d’en être noyée.

          Alors que c’est ma sécurité, la plus grande qui soit, cet Infini que je ne fais pas mien, et que je ne fais pas que contempler, mais plutôt que j’honore en moi, à qui je permets d’exister.

          Le manque de clarté, oui. J’ai fait l’humaine erreur de vouloir voir trop vite, parfois. De vouloir rationaliser ce que ma conscience terrienne ne pouvait pas. Certaines contraintes, tel le temps, me démontraient mes incapacités, et j’ai souvent vu ceci comme une Défiance divine, une blague grotesque. J’aurais aussi pu apprécier le fait qu’ici-maintenant, le temps permet à la fleur de pousser doucement, à l’océan d’avoir des marées, à la Vie d’être mouvementée. J’aurais voulu tout voir tout de suite, saisir et mieux me départir immédiatement, j’aurais souvent voulu être parfaitement, pleinement consciente… alors, sans le savoir, je me voulais Dieu et je passais à côté de mon privilège de l’Expérimenter hors Lui, dans des limites qui me permettent de le Voir, à travers mes yeux. C’est beau de le contempler, sans vouloir être Lui, sans vouloir le contrôler. Je ne me soumets pas, je choisis d’accepter ce que je suis.

          1. Il est un cheminement qui n’est pas de nous. Nous sommes Sa créature. Il est une Origine et nous sommes attirés inexorablement par Cela. Cela nous appelle. Par tout ce que nous sommes, il est à se retrouver Quelque chose. C’est ainsi.
            Nous sommes cette mouvance, cette chaleur, ce pétrissage de puissance et de Mémoire. Ce n’est pas nous qui Le cherchons, mais Lui. Car qui sommes-nous ?
            Ce Mystère est Beau de toute Beauté.
            Lors que l’on accepte Cela, alors nous sommes à comprendre. Tout a un sens.
            C’est ainsi.
            Ne pas nier.
            Attendre.
            Être en cette Aspiration.
            Je n’ai plus peur de dire Cela.
            Non !
            Et je L’aime.
            Je n’ai pas peur de me soumettre à Cette origine.
            Elle est une Révérence.
            Car il est un secret en tout Cela.
            Je suis de tout cœur avec toi.
            Par delà, le par delà…

            1. De tels mots, je devais les laisser entrer en moi, avant de réagir.
              Tu écris si bien, tes mots m’aident à Rencontrer ce que je nie, oui,
              nier l’Origine, nier l’envie de cette Origine et de cette Union au Divin,
              alors que même mon prénom me rappelle que ceci est ma Voie.
              Attendre, oh oui. La patience, je ne croyais pas l’avoir.
              Pourtant, je découvre à chacune de mes prières que je porte l’Espoir.
              Ici-bas il y a le temps, qui cache des secrets, le temps qui passe
              et qui nous offre l’opportunité de développer la patience.

              Je suis attirée, oui, attirée par ce qui existe Ailleurs et déjà en Moi,
              mais je l’avoue, j’ai encore peur. Ce qui me reste d’ego m’empêche parfois
              de m’Unir complètement, j’ai peur de me dissoudre et de n’être plus Créature,
              de revenir en Le Créateur.

              Une part de moi me retient dans ce corps dense,
              en quête de Liberté, une sorte de revendication contre l’Ordre
              que je ne peux saisir en Entier. Alors qu’au fond,
              dans le Silence de mes prières qui ne sont pas demandes
              mais contemplation et Union, je sais que je suis Libre depuis toujours
              de reconnaître qui Il est, qui est l’Univers, de Voir le monde
              comme Il me l’a toujours permis.

              La Révérence, j’y suis bien, j’y suis Moi et Lui, puisque je suis Libre de la Choisir ou de la nier. De mieux en mieux, je choisis cette paix qui n’est pas soumission, cette paix qu’est l’Union.

              Merci de tout cœur.

              1. Merci aussi à toi.

                En ce qui me concerne, c’est l’inverse.
                Tout ce qui n’est pas en Lui, me fait peur.
                C’est en Lui que je me sens en sécurité.
                Mais, être en Lui, c’est aussi être présente à Lui, c’est à dire à soi et aux autres.
                Ma souffrance venait de ne pas pouvoir vivre cet Amour.
                Te rends-tu compte ?
                Je n’ai pas trop l’habitude de parler de moi.
                Pourtant, par touches successives, comme Il me montre en moi, j’ai compris que vivre, c’est Lui.
                Le monde tient de par cette seule Réalité.
                C’est ce que j’ai promis d’écrire et de vivre.
                A ma mesure.
                Espérant mourir avec le sourire.
                Sourire de vivre et sourire de mourir.

                Je suis là, pour toi.

                Je t’embrasse de L’Amour qu’Il met en nous.

                1. C’est magnifique.
                  J’aime ces danses, ces inversions de points de vue, qui rendent l’échange et la compréhension tellement riches.

                  Oh oui, la sécurité en Lui.
                  La sécurité. Je ne l’ai plus ressentie
                  lorsque j’ai quitté le nid,
                  par choix, je crois, vouloir exister
                  était mon choix.

                  J’ai eu face à Dieu
                  un rapport ambigu:

                  qui suis-je en dehors de lui?
                  qui suis-je sans lui?

                  En danger, certes, je l’ai été,
                  chacune des fois ou j’ai choisi
                  de me détourner de ma propre foi,

                  que je voulais, autrefois, organisée.
                  Je me suis élevée à grands coups
                  de lectures sacrées,

                  enfant, c’était mon éducation choisie
                  puisque je viens d’un milieu athée,

                  la Foi m’a toujours fait vibrer,
                  je ne me connais pas autrement que Croyante.

                  Je me suis détournée pour mieux
                  Choisir, mieux Revenir, vers les Miens
                  vers l’Amour infini,

                  je me suis Retrouvée,
                  mûrie j’ai pu enfin regarder
                  sans être éblouie, sans être honteuse
                  de mon corps mortel, de mes passions humaines
                  et de mon ego rebelle et à la fois trop soumis.

                  Pour moi, cette phrase résume tout:
                  « Mais, être en Lui, c’est aussi être présente à Lui, c’est à dire à soi et aux autres. »

                  Nous sommes Un,
                  et cette idée est difficile à exprimer
                  sans tomber dans les clichés
                  ni dans la complexité d’un vocabulaire
                  pouvant causer des ambiguïtés,

                  il n’existe pourtant aucune vérité
                  aussi simple (et difficile à assimiler)
                  que par Lui, nous Vivons l’Unité, nous ne sommes jamais Séparés.

                  J’espère que tu continueras d’écrire longtemps.
                  Si je n’ai pas toujours eu l’habitude
                  de parler de moi (je me suis protégée par des interrogations visant à aider les autres, que je plaçais devant, même en moi), j’ai celle de parler de l’Autre:

                  sincèrement, certains de tes mots,
                  je les ai lus au plus profond de ma souffrance,
                  elle était silencieuse et sans mouvement (la plus grave),
                  et ils m’ont réchauffée d’une chaleur divine,
                  je me suis sentie à la Maison.

                  Merci de Décrire.

                  Je suis là, aussi, avec Amour et Chaleur.

                  1. J’aime échanger avec toi, au delà de cet espace-temps.

                    Oui, on use et abuse du Un en un raccourci qui me semble bien dangereux dans le fond, car le dire n’est pas forcément le vivre. Pourtant, je préfère de loin que nous tendions vers Cela, plutôt que vers la séparation et la destruction. Or, nous voyons combien aujourd’hui, tout est à se disloquer.
                    Tout est là.
                    Tout est à se savoir.
                    Nous vivons la plus incroyable des époques.
                    Tout le monde peut savoir tout sur tout.
                    Il s’agit d’un véritable marché…
                    Tant que nous ne sommes pas à comprendre que notre psychisme est une véritable barrière à La Réalité pleine de Dieu, alors nous vivrons de grands moments chaotiques.
                    D’abord en nous.
                    Puis, autour de nous.
                    Si nous ne sommes pas rattachés à une Tradition, c’est la déferlante de tout et de n’importe quoi.
                    Les gens sont près à faire tant de sacrifice pour avoir leur petite vie matérialiste, mais ils occultent le plus important : le sens profond de leur vie. Ils n’en sont pas plus heureux pour autant.
                    Il y a un programme pré-établi que nous avons accepté depuis la pré-éternité, et ce programme comporte un remède à notre oubli et à notre obscurité. Il est La Pureté. Il est L’Inviolabilité, Le Beau, Le Juste. Il retrouvera envers et contre tout Sa Pleine Réalité. En nous, ou en un Ailleurs. C’est ainsi. C’est La Finalité et c’est Le Mystère.
                    J’aime Le voir.
                    J’aime Le sentir vibrer.
                    J’aime qu’Il m’enseigne, Lui L’En-Seigneur !
                    Je suis heureuse de Dieu.
                    Parce qu’Il répond à toutes les questions muettes que je me suis posée lors que j’étais enfant.
                    Il est Là.
                    Et « je » le sait.

                    Je t’embrasse de tout L’Amour qu’Il met en ce « Nous ».

                    1. Encore une fois, merci pour ces mots.
                      Ils m’ont menée à une réflexion riche.
                      Je mets du temps, parfois, à me laisser imbiber
                      et ce fut le cas, cette fois encore,
                      je devais traverser le vide nécessaire à la Création,
                      je renais, doucement, le chemin est long.

                      Le vivre… Vivre. Voilà ce qui a amorcé ces pensées
                      que j’ai et que je n’arrive toujours pas à mettre en mots,
                      mais le temps passe et il faut bien que j’apprendre à dire
                      parfois, seulement parfois, ça m’aide ensuite à le vivre.

                      Souhaiterais-tu m’éclairer, sur ceci? :
                       »Tant que nous ne sommes pas à comprendre que notre psychisme
                      est une véritable barrière à La Réalité pleine de Dieu,
                      alors nous vivrons de grands moments chaotiques. »

                      Mon cœur comprend, toutefois.
                      En cette ère, j’ai cette vague impression
                      que la télépathie sera courante, que de plus en plus
                      de faux sages abuseront de ce qu’ils croient être un pouvoir,
                      ils floueront ceux qui ont mal d’être coupé de Dieu autrement,
                      par des barrières différentes, ils floueront ceux qui croient
                      que Dieu est hors-eux.

                      Nous sommes souvent amenés, ici-maintenant,
                      à chercher dehors, toujours dehors, alors qu’en nous
                      existe l’Univers, déjà, prêt à être regardé
                      à être écouté, dans la paix et le silence.

                      J’aimerais vivre la Plénitude.

                      Tes mots me bercent, chaque fois que je les relis,
                      un Mystère qui naît devant moi, qui ne m’appartient pas,
                      il est à contempler, sans l’idéaliser,
                      j’aime tant Regarder, j’aime le Silence
                      de mes yeux quand ils se posent
                      aucune question possible, puisque tout est là,
                      déjà, devant moi et en moi.

                      Dieu est ce Silence, dans lequel naît la Paix
                      que je connais depuis que mes questions
                      n’ont plus de points d’interrogation,
                      je ne lui parle plus, je l’Aime et c’est suffisant,

                      quoi que parfois, encore,
                      en larmes, comme une enfant, souvent dans l’intimité de la nuit,
                      je m’endors en pleurant, lui demandant: pourquoi?

                      Il ne répond pas, je n’ai jamais cherché à ce qu’il réponde,
                      enfant, j’ai voulu qu’il me gâte et j’ai gâché certaines
                      de mes capacités, puisque oui, je suis souvent exaucée:

                      je demande sans exiger, je reçois,

                      rebelle, en quête de l’anéantissement de ma chair,
                      je me suis niée, et je l’ai repoussée, craintive
                      de n’être née que pour Me servir,

                      mon Dieu, mon vœu était de lui rendre hommage
                      à chacune des journées, et je croyais parfois,
                      que dans ce corps et ces circonstances étaient l’impossibilité
                      de ma Rencontre avec celui qui ne répond
                      à aucune attente,

                      mon Dieu, je l’ai Aimé dans le silence
                      de mes non-pensées,

                      et c’est en pleine gestation, dans ce vide particulier
                      que j’ai mis de côté toute forme de tradition connue
                      quelques minutes, oui, je m’arrête d’étudier

                      et je Vis, je le Vis et le Ressens,
                      je sens l’Unité, l’Amour en mon Âme

                      qui renaît, vaillamment, peu importe les coups
                      portés contre lui,

                      l’Amour me transporte à chaque minute
                      et je me berce contre Lui,

                      sur Terre, j’aime aimer, j’aime aimer l’homme
                      qui me rappelle que je suis Forte de Dieu,
                      Forte de Moi, j’aime cette chair que j’ai pourtant
                      voulu tuer,

                      puisque ce corps me permets
                      de transcender la Matière, et ainsi
                      de reconnaître le Don Ultime:

                      la Rencontre Divine
                      qui se vit à chaque instant.

                      Avec Amour et Pureté.

  2. Il est deux sortes de rencontre : celle qui vient du pas que nous faisons en vue de Lui et du pas qu’Il fait de Lui en nous. Le psychisme est ce qui relève de tous ces « morcellements de nous », réinvestis en des pulsations émotionnelles. Ce sont des barrières, car Seul Lui est Un et ce que nous sommes est Lui, lors que toutes cette multiplicité en nous s’unit en Un. ( se résorbe en Lui ? )
    Chacun nous avons une route pour y parvenir. Il s’agit d’une sorte de transformation qui procède d’une alchimie.
    Il faut du temps pour que tout cela opère. Or, un moment, nous basculons en cette intériorité et nous savons. Nous sommes à reconnaître qui nous sommes et par conséquent ce que nous ne sommes pas. Il est une intelligence active en nous qui « travaille ». Elle est mue par la conscientisation de tout ce qui se donne à se voir. Peu à peu, nous voyons. Je dirais : plus nous voyons et plus nous voyons. Le psychisme serait alors une combustion, prétexte à laisser se voir ce qu’il cachait. Mais bon, il s’agit de toute une vie, et rien n’est plus illusoire que croire que Cela relève du mental et de la logique. Nous devons « éclore » à ce qui est nous. Cela se cache. Cela est. Cela est Beau.
    Tout dépend de la Voie qui s’ouvre en nous. Pour ma part, j’ai l’impression que tout est là depuis toujours et pourtant que cela se cache et se dévoile tour à tour. Je dis souvent avec un grand sourire : je ne l’ai pas fait exprès !
    Je ne choisis rien : je suis juste à voir. Je ne m’identifie pas à tout ce que je vis. Je dis : ceci Te revient. Ceci est à Toi ! Ceci fait Retour. Mystère sur Mystère et Lumière sur Lumière.

    Toute La Paix en toi.
    Avec Amour.

    1. Tes mots ont un écho singulier. Très apaisant en ce moment de ressourcement.
      Ces derniers jours, j’ai été figée en Dieu, confortable en sa Lumière
      et les rapports humains me sont à nouveau apparus comme trop compliqués.
      Voilà l’état que je redoute, souvent. La difficulté de reconnecter à la vie
      que j’expérimente ici-maintenant.

      Encore entre deux états, je ne sais pas exactement ce que j’aimerais apporter
      à tout ce que tu viens de dire. C’est déjà complet, parfaitement satisfaisant.

      « Je ne l’ai pas fait exprès », ce passage me fait sourire, m’allège.
      Ne pas s’identifier à ce que l’on vit.

      Je dois encore laisser tout ceci circuler.
      Des mots que j’ai moi-même déjà prononcés, réfléchis,
      mais venant d’une autre personne, l’écho est différent.
      Une même Vérité, une autre Voix. C’est touchant.

      Je reviendrai, puisque le simple fait de te répondre
      me permet de mieux m’ancrer en cette réalité que je repousse
      sans savoir pourtant ou aller, autrement, sans pouvoir la remplacer.

      Merci.

      1. Bonjour L’Amie.

        Le Voyage est Beau de Son Intention.
        J’ai longtemps souffert de me sentir « isolée » par ces perceptions d’une Réalité que les gens ignorent, volontairement ou non. Ma souffrance m’a aidée à me sentir « éveillée ». Est-ce étrange ?
        Je projette de raconter à ma façon « ce parcourt de vie » sur mon blog soufi.
        C’est une vie entière.
        J’ai surtout souffert de ne pas écouter assez ma voix intérieure.
        C’est-à dire, Lui.
        Sais-tu ? La vie qu’il m’a donné est si dense, que j’ai le sentiment d’avoir vécu un millier d’années.
        Ce chemin intime en Lui est aujourd’hui une Joie !
        Il m’a libérée des autres.
        Non pas que je sois indifférente à eux, mais Il m’a libérée.
        Avec une force et une Intelligence qui me laisse encore la bouche bée !
        J’aime La Vie Divine.
        Elle a un goût ! Mon Dieu !
        Elle te donne à vivre Tout ici et maintenant.
        Mais simultanément, aussi L’Ailleurs.
        L’Ailleurs, c’est-à dire La Connaissance.
        La Connaissance qui s’enfile comme des colliers de perles.
        C’est inouï !
        Sais-tu ?
        Je veux juste mourir avec le sourire sur les lèvres.
        C’est-à-dire Le vivre jusqu’à ce qu’Il nous rappelle en Lui.
        Ne plus craindre de Le rejoindre.
        Cela m’est égal de ne plus savoir entrer dans le « moule ».
        Je l’ai assez vécu pour savoir que ce n’est que tristesse.
        Sais-tu ?
        Je suis là pour toi.
        N’hésite jamais à m’écrire.
        Même si tu le souhaites, nous pouvons passer à un mode de courrier plus discret.
        Je T’embrasse de Son Amour.
        Merci d’être.

        1. Bonjour à toi! J’aime tant te lire. Je dois encore une fois laisser ces mots créer des images dans mon esprit. Le vocabulaire que tu emploies active mes prises de conscience. Je te laisse ici mon adresse courriel, ce sera sans doute plus simple pour moi d’approfondir. Plus je m’émeus, moins j’arrive à communiquer. Les mots peuvent se faire nombreux, mais diffus.

          Donc: kesalul.11.11@gmail.com

          N’hésite pas à m’écrire. J’aimerais échanger avec toi.

  3. Bonjour. Merci pour m’avoir contacté. J’avais du mal à regarder longtemps vos clichés parceque le site Web a sauté de l’un à l’autre d’une façon étourdissante. Mais il y avait des images que j’aurais aimé regarder plus longtemps. – William Eaton, Montaigbakhtinian

    1. Ah, c’est dommage! Mais tout est classé, ici, et rien de disparaît. Toutes les images et les photos sont là, mais rangées dans leurs sections respectives. Mon blog est à considérer comme un livre, je crois! Merci d’être passé!

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